mardi 17 juin 2008

Les Fourberies de l'Italien



Quelques jours avant le bac Français, il est temps de nous intéresser à un dernier texte, rattaché à la séquence "Comedia dell'Arte" de notre corpus.

Cette comédie en trois actes, intitulée "Les Fourberies de l'Italien" et mise en scène par Roberto Donadoni, raconte comment Arlequin, alias l'Italien, alias la Squadra Azzurra a réussi à se qualifier pour les quarts de finale de l'Euro, en ridiculisant l'autre personnage : l'équipe de France.

Acte 1 : L'Italien perd 3-0 contre les Pays-Bas. La presse inflige alors à l'équipe une volée de coups de bâtons. Le spectateur s'identifie au personnage et ressent humiliation et tristesse.

Acte 2 : L'Italien reprend un peu de sa superbe et marque un but contre la Roumanie. Cela n'est néanmoins pas suffisant pour le sortir de l'imbroglio du match nul 1-1.

Acte 3 : pas de quiproquo, l'Italien doit absolument battre la France pour éviter la tragédie. Après quelques rebondissements comme blessure et expulsion du côté français, l'Italien obtient son objectif et sa qualification 2-0.

En quoi cette œuvre est-t-elle comique ?

Quelques pistes de réflexion sur ce texte:

  • comique de répétition : l'Italie a déjà infligé une défaite mémorable à la France, en finale de la coupe du monde.
  • comique de situation : on disait l'Italie éliminée dès le premier tour, c'est en fait la France qui prend la dernière place du groupe C.
  • comique de geste : l'Italie a exprimé sa joie de la manière la plus démonstrative dont elle est capable, tandis que la France n'a pu cacher sa déception.
  • comique de caractère : les défauts de la France, bien mis en évidence, ont été perçus par le lecteur comme un des éléments les plus comique de l'oeuvre

Plan détaillé de l'étude de texte à rendre pour demain !


PS : Jane, bonne chance pour vendredi :)

lundi 16 juin 2008

Même pas peur




L'Homme est un lâche. Vous angoissez vous, à l'idée du match France-Italie (qui sera décisif pour la qualification en quarts de l'Euro)? L'Homme, lui, n'en peut plus de stress. Même Patrick Vieira dit "J'ai les boules". Bon, cette phrase si rassurante signifie en fait "je suis trop vénère de pas jouer parce que j'ai mal à la cuisse". N'empêche, en une de tous les journaux sportifs, ça donne envie de regarder le match.

Et quand on demande aux internautes d'Eurosport si oui ou non ils se rongent les sangs et les ongles (ou les ongles jusqu'au sang), le résultat est aussi partagé qu'une élection présidentielle : 54 % oui, 46 % non (non, je n'ai pas bidouillé les chiffres pour filer ma métaphore de la présidentielle).

Mesdemoiselles les non trouillardes, vous pouvez aller dire à tous ces peureux que non vous ne craignez ni les Italiens ni personne. Bien sûr on voudrait que nos Bleus gagnent mais après tout on risque quoi si on perd? des matches en moins à regarder ? quel dommage !

Le sondage eurosport, c'est par ici

et mon sondage à moi, c'est là:

dimanche 15 juin 2008

A chacun son coin d'herbe




Pour commencer leur saison sur herbe, Nadal et Federer ont choisi chacun leur tournoi, ce qui nous évite leur traditionnel affrontement. Avec eux, c'est comme les enfants, chacun son jouet, pas de jaloux et tout le monde est content.

Le jouet de Federer c'est le tournoi de Halle, où il a battu en finale l'Allemand Kohlschreiber 6/3, 6/4. Espérons que cela lui remonte le moral après sa cuisante défaite en finale de Roland Garros et la non moins humiliante élimination de la Suisse à l'Euro 2008.

Nadal quant à lui, s'offre le tournoi du Queen's où il est venu à bout de Djokovic en finale 7/6, 7/5. Il continue donc sur sa lancée victorieuse et pourra fêter la qualification de l'Espagne pour les Quarts de finale de l'Euro.

Edit : Grâce à cet article instructif, vous avez appris les résultats du foot et du tennis en même temps! Si c'est pas beau ça.

Sportive sous pression

A l'attention du PDG d'Adidas France, Monsieur André Maestrini

Monsieur,

J'ai eu l'occasion de porter votre Pantacourt Adidas Roland Garros collection 2008. Si j'en apprécie la matière, la coupe et les couleurs (tout particulièrement la petite poche froncée bordée de rose), permettez moi de vous faire un reproche : Pourquoi fermer un pantalon de sport avec des boutons pression? Vous imaginez bien que deux pressions à la taille ne suffisent pas pour maintenir mon pantacourt fermé pendant toutes mes activités hautement sportives. Par exemple à la gym suédoise, où je rencontre déjà des difficultés à comprendre les exercices et à synchroniser mes mouvements, me préoccuper en plus de me rhabiller toutes les 10 secondes n'est pas envisageable !

Si vous voulez jouer sur les mots et me répondre que c'est un pantalon de tennis, je vous répondrai que si le pantalon s'ouvre dès que je me baisse, me penche, fais des mouvements de jambes, il risque de compromettre mes superbes déplacements, mon magnifique service et mon incomparable volée.

Je vais donc être obligée de faire appel à mes talents de couturière hors pair pour ajouter un vrai bouton et une boutonnière sur ce pantacourt. J'espère ne pas massacrer l'œuvre d'art de vos équipes mais je ne vois pas d'autre solution.

Si pour vous faire pardonner, vous voulez m'envoyer l'ensemble d'Ana Ivanovic, visière comprise, ne vous privez pas !

Sincères salutations,
une sportive sous pression